La « Loi Duplomb » : Une Catastrophe Annoncée pour les Abeilles🐝 et la Biodiversité 🌼

Présentée comme un moyen de soutenir l’agriculture intensive et de simplifier les procédures, cette loi est perçue par beaucoup comme une catastrophe annoncée pour les abeilles et l’ensemble de la biodiversité.
Au cœur des critiques se trouve l’assouplissement significatif des restrictions concernant l’utilisation de certains pesticides, notamment ceux de la famille des néonicotinoïdes et des substances aux modes d’action similaires.
Alors que de nombreux pays ont renforcé leur législation face au déclin alarmant des populations d’abeilles, la loi Duplomb semble prendre le chemin inverse. Les néonicotinoïdes sont largement reconnus pour leur impact dévastateur sur les pollinisateurs, provoquant désorientation, affaiblissement du système immunitaire et, à terme, la mort des colonies.
Au-delà des abeilles domestiques, c’est l’ensemble des pollinisateurs sauvages – bourdons, papillons, syrphes – qui sera gravement affecté. Or, ces insectes sont essentiels à la reproduction de la majorité des plantes à fleurs, qu’elles soient cultivées ou sauvages. La disparition progressive de ces pollinisateurs aura des répercussions en cascade sur les écosystèmes : diminution des rendements agricoles pour de nombreuses cultures (fruits, légumes, oléagineux), réduction de la diversité florale et appauvrissement des chaînes alimentaires.
De plus, la loi Duplomb est également pointée du doigt pour son manque de considération pour les « zones tampons » et la protection des habitats naturels adjacents aux cultures. En réduisant les distances de sécurité entre les épandages et les zones habitées ou les cours d’eau, elle expose davantage la faune et la flore non ciblées aux produits phytosanitaires, contaminant ainsi les écosystèmes aquatiques et terrestres.
En somme, si la loi Duplomb prétend soutenir le secteur agricole, elle le fait au prix d’une menace existentielle pour les services écosystémiques fondamentaux que sont la pollinisation et la régulation naturelle.
Plutôt que d’investir dans des pratiques agricoles durables et des alternatives aux pesticides, cette loi risque d’enfermer l’agriculture dans un modèle à courte vue, dont les conséquences écologiques et économiques se feront sentir durablement sur l’ensemble de la société.
Le temps presse pour repenser notre rapport à la biodiversité et garantir un avenir plus résilient pour tous.